30/06/2009

Uraba

IMG_6493 J'ai lu il y a peu dans "El Colombiano", feuille de chou fort correcte de Medellin qui y fait et défait l'actualité, un article qui vantait l'incroyable potentiel naturel de la région d'Uraba. L'article tournait bientôt au quasi-pamphlet et s'indignait de l'inaction des pouvoirs publics qui avaient trop longtemps laissé le bijou à la merci des grandes firmes bananières et autres groupes dits " à la marge de la loi", entendez FARC, ELN et autres Paramilitaires.

Uraba pour moi, jusqu'à vendredi dernier, c'était juste loin, beau  sans doute, et complexe comme la Colombie. C'était la pointe nord du département d'Antioquia, une main levée vers les Caraibes et aparemment ignorée de la majorité blanche du département. C'était aussi la terre des origines de ma belle, qui a usé ses sandales d'enfant dans les rues de Chigorodo avant de redevenir Paisa de Medellin, et qui relate autant de souvenirs merveilleux que de mémoires de violence dans la région.

En tout cas, Uraba pour moi, c'était un peu l'inconnu. Et si cette terre a en effet souffert des attaques répétées des FARC dans le passé, dirigées vers les grands propriétaires des gigantesques bananeraies dont Uraba est devenue la capitale, elle se redevient aujourd'hui pacifique. Pauvre et rude, certes, mais vivante et diverse, Uraba m'a enchanté.

Comme souvent dans les voyages, la vraie couleur, le vrai rythme, dépend des gens que l'on rencontre. Après presque 8 heures de route depuis Medellin, descendant une tortillante de montagne percée de trous béants à vous mettre de très mauvais poil, rencontrer Jairo, dans sa maison sur pillotis de la ciénaga était d'une douceur inesperée. Déguster la soupe de poissons de Betty au marché de Turbo, rire des ballons aux formes équivoques d'une vendeuse du même marché avant dévorer un quartier de pastèque rougeoyant fraîchement coupé par un marchand de Cordoba, était simplement un rappel que même dans les coins que l'on croit damnés existe l'héroïsme, la beauté des sourires au milieu de la misère, le bonheur simple de bien servir et d'insuffler du bonheur.
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Uraba, aux veines encore ouvertes par tant d'exploitations, vibre de la lumière tragique des lieux peuplés de gens que rien n'arrête. Même pas une coupure d'électricité dans le salon d'un barbier de Chigorodo...


Nous avons encore beaucoup à apprendre.



Le tout en images dans l'album d'Uraba.

22/06/2009

Trois jours dans la verdure

IMG_6376 Guarinocito. C'est étrange comme nom de village. Ca sonne comme un surnom, un diminutif tendre. C'est peut-être ça, après tout. A voir les petites rues plantées d'arbres fleuris toute l'année, à l'ombre desquels trônent quelques matrones en veillant d'un oeil mi-clos sur les rejetons de la famille qui jouent à se poursuivre dans la lumière éclatante du soleil du début d'après midi, on se croirait bien dans un roman de Garcia Marquez, où les villages sont des lieux-dits, affublés de diminutifs ou du nom de quelqu'un qui fut assez fou pour fonder là quelque chose, un projet, établir un rêve.

Guarinocito est aujourd'hui au bord de la route qui rejoint Medellin à Bogota quand celle-ci arpente, en casi ligne droite, le fond de la vallée du fleuve Magdalena, innondée d'un vert électrique à vous saturer le regard. C'est la porte d'entrée vers une zone plissée de basses collines et de dents rocheuses au coeur desquelles se trouve la finca où j'ai eu l'honneur de passer trois jours le week end dernier...

En bonne compagnie internationale (une australienne, un irlandais, un franco-colombien, ma belle colombienne et moi-même), ces trois jours furent une succession sans transition de galops furibards et d'expéditions dans la jungle, sous les cris éberlués des singes hurleurs. Nous sommes partis à la recherche des palmes de Tagua qui produisent cette graine éponyme tant appréciée par ici pour les usages artisanaux de sa matière comparable à l'ivoire, puis, sortant ébahis des pentes de la forêt, fumes réduits au silence devant la vue inégalable de l'immense vallée du Magdalena. Aux heures fraîches du soir, au rythme des craquements des bûches du poêle, c'est à la cuisine colombienne que nous nous sommes dédiés, composant un sancocho qui restera parmi les meilleurs que j'aie jamais eu la chance d'engloutir.IMG_6385



Ce vert intense, ce bleu des premiers jours, me font prendre à nouveau conscience de la nécessité de se faire discret, petit, humble. De celle de protéger aussi, d'essayer de vivre différemment, avec plus d'harmonie. Pas simple, mais je veux bien tenter le coup.


Moi ici, vous là bas, tous en paix. Prenez soin.







Quelques images dans l'album Guarinocito.

27/04/2009

Ma nouvelle maison...

Le salon et son hamac

Depuis quelques jours je suis un heureux habitant du quartier de Carlos E. Restrepo. Ilôt de verdure au coeur de Medellin, ce village dans la ville est connu pour être le coin préféré des professeurs d'université, dont la majorité travaillent à quelques minutes du quartier, à l'Universidad Nacional ou à l'Universidad de Antioquia (comme ce sera mon cas dès le mois de mai). En attendant un album photo du quartier, voici quelques images de mon nouveau chez moi, la tête dans les arbres.
 

IMG_6203Rayon de soleil dans le salon

 


 



















Il y a une chambre d'amis. Je vous attends...

21/04/2009

Pacifique

Il est six heures à Pijibà. Le soleil peine à s'élever au dessus de l'épaisse brume océanique et diffuse une lumière ample et blanche, comme une explosion silencieuse. Fidel a déjà sorti le bateau et l'équipe de pêcheurs, harpons à la main, prend forme sur la plage. Il fait doux et humide et la marée basse tapisse le sable sombre d'un tain de miroir, dédoublant le ciel pâle. Quelques conversations sur le bateau puis le moteur se coupe soudain, au milieu d'une vaste baie. Panne? "Non, le rocher est là au fond, sous le bateau." Fidel connaît la côte comme sa poche et sait retrouver sans GPS des rochers familiers dans l'opaque bleu turquoise de l'Océan.

Retour de la pêche Plongée dans le bleu vert. Pas de bouteilles ni de régulateur. Un masque, un tuba, un harpon, deux poumons et un coeur. Les minutes paraissent éternelles dès que, vers les 13 mètres de fond, je perds du regard les pêcheurs qui descendent plus loin dans le turquoise pour remonter triomphants avec un molosse planté sur leur harpon. Pargo, bravo, sierra, jurel... mystérieux habitants de l'invisible arrachés à la mer pour le besoin des hommes.

Si j'ai ramené quelque chose de la côte pacifique, c'est la tranquilité d'avoir trouvé un endroit démesuré. Trop puissant pour autoriser la folie de l'homme, mais suffisamment généreux pour l'accueillir quand il essaie d'être bon, ce monde entre forêt et océan a des airs de paradis. C'est le règne de l'eau, qui se courbe en tubes parfaits le long de la plage et descend en torrents cristallins au gré des ouvertures de la montagne. C'est le pays des grenouilles colorées, attirantes et mortelles, offertes mais inspirant puissamment le respect, tout comme leur univers.

La Colombie, qui se propose pour m'acceuillir encore quelques temps dans sa verdure tropicale, m'a à nouveau étonné. Je suis définitivement convaincu de l'exceptionnelle diversité de ce pays méconnu, de sa complexité fascinante, de sa brutale beauté, de son grand coeur généreux et blessé.

Je vous y attends, désormais à Medellìn.

Photos dans l'album Côte Pacifique.

Petit concert improvisé par des enfants de Nuqui: http://www.youtube.com/watch?v=u76_3S4i_jU

18/01/2009

My tropical Christmas

Je ne commencerai pas ce message sans m'acquitter de l'expression de mes meilleurs voeux pour 2009. Depuis mon exil volontaire je vous souhaite à tous des idées nouvelles, des voyages époustouflants, des crises de rire, des fêtes écervelées, la paix et la tranquilité que vous méritez et surtout plein d'amour et d'amitié! Comme le veut la coûtume, j'ai passé le pas de l'année 2009 avec les pieds dans le sable, sous un ciel étoilé, au bord de la mer des caraïbes. En compagnie de ma belle, de ses soeurs et de ma chère Maman, nous avons enterré 2008, sa crise et ses intempéries pour nous tourner vers 2009 pleins d'un optimisme attisé par un délicieux rhum des îles!

IMG_4919Maman a fait le voyage cette année pour retrouver avec émotion ce pays qu'elle aime tant. Après un accueil pluvieux à Bogota, nous fûmes reçus par des amis de toujours, dans leur finca antioquena. Près des chevaux et des vaches, et surplombant une vue superbe sur les collines de Rio Negro, nous avons laissé venir Noël paisiblement, sans manquer de rendre une visite surprise à mon Grand Père!

Nous avons profité de la douche chaleur d'Antioquia et parcouru des yeux avec bonheur les courbes des "gordos" de Botero qui trônent dans le centre ville. Quelques bonnes bouffes plus tard, et après une veille de Noël qui a ravivé une cascade de souvenirs et de rires, nous avons pris la route de la côte.

Le survol des "ciénagas" et des vertes montagnes de la pointe nord des Andes a finalement laissé place aux vastes plaines, comme une prise d'élan de la terre avant de s'élevér brutalement vers les cimes de la Sierra Nevada de Santa Marta. Je visite toujours avec plaisir ce lieu qui fut le terrain de jeux de mes premières aventures colombiennes. D'aucuns se souviennent peut-être de l'expédition qui m'a mené, avec le compère Edouard, jusqu'aux terrasses précolombiennes de la Ciudad Perdida en 2006.

Comme l'an dernier, Playa Koralia nous a prêté sa paix pour couler doucement les derniers jours de 2008. Au programme, pas grand chose évidemment, mis à part de belles ballades sur cette plage sauvage et la traditionnelle marche jusqu'aux somptueuses cascades de Valencia. Nous nous y sommes sentis chez nous, si bien que nous avons finalement retardé un peu notre retour vers les hautes plaines de la capitale.


Finalement de retour à Bogota, nous avons dédié les derniers jours de ce pélérinage désormais annuel à l'amueblement de mon appart, à quelques ballades dans la Candelaria et à Usaquen et à nos dernières bonnes bouffes sous les tropiques. Les images de ce voyage si important dispensent encore la chaleur du souvenir au milieu de l'hiver européen.

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Pour ma part je profite encore de quelques jours de vacances avant de prendre de nouvelles fonctions, aux commandes des activités de responsabilité social d'Allianz Colombie. A moi le secteur privé!

Quelques photos dans l'album Noël 2008.

14/12/2008

Des vignes sous les tropiques

J'aime quand la Colombie me rappelle à son bon souvenir d'immensité et de diversité en me dévoilant encore des lieux et des histoires humaines incroyables, que deux ans de ballades dans ce beau pays n'ont pas suffi à découvrir.

Le 7 décembre, dans toute la Colombie, c'est la nuit des bougies. Cette fête traditionelle de la période de Noël rend hommage à la vierge et marque le début de la Fiesta de las Luces (fête des lumières) à Villa de Leyva. Ce village du département du Boyacà est l'un des plus beaux villages coloniaux de Colombie, et s'enflamme chaque année de feux d'artifices pendant deux jours de fiesta populaire.

Je n'avais jamais visité Villa de Leyva, ce qui est un peu étrange pour un coin si visité et si proche de Bogota (3 heures). J'y ai enfin planté mon drapeau et, ô surprise: j'y ai trouvé du vin Colombien!

IMG_4745 Le climat de Villa de Leyva est plutôt aride et ensoleillé toute l'année, avec quelques pics de pluie vers la fin d'année. Le terroir intéressant et le charme du village ont amené deux idealistes formidables à vouloir en faire le Mendoza des tropiques. Sur deux propriétés du coin, on trouve donc des parcelles de cabernet sauvignon et de chardonnay, aux pieds rudes et noueux comme nous les connaissons bien, et portant fièrement feuilles vertes et feuilles mortes sur un même bois, rappellant au connaisseur surpris que sous nos latitudes, point de saisons. Ici, tout pousse en permanence...

Les résultats de cette aventure passionnée et un peu dingue sont diamétralement opposés. Joachim, l'agronome Allemand aux pieds sales, tranquille propriétaire de la Vina de la Villa, est installé dans la région depuis 20 ans. Il entretient avec ferveur ses pieds de cabernet, ses cuves inox et sa bouchonneuse entièrement manuelle. Passionné par son art et enchanté de le partager, il produit néanmoins un vin épouvantable. "C'est du vin des tropiques", m'explique t'il, conscient sans doute de la piètre qualité de sa picratte qu'il nous fait déguster avec bonheur. L'aventure attire néanmoins le touriste qui, sevré au rhum de canne, achètera une bouteille en souvenir. Après tout Joachim est heureux et c'est cela qui compte, non?

Quelques kilomètres plus loin, on arrive au domaine Aïm Karim, propriété de Mr. Toro, un grand bourgeois colombien formé a l'oenologie en Californie et portant élégamment un foulard en soie sous sa chemise oxford. Du moins c'est ainsi qu'il apparait sur une copie d'un article d'une revue spécialisée affichée fièrement dans la salle de dégustation. C'est tout ce que nous verrons de Mr. Toro aujourd'hui car le pauvre homme est mort brutalement il y a 4 mois. Il a néanmoins laissé derrière lui un joli vignoble et des instalations très pro, de belles cuves et une superbe cave voûtée ou reposent quelques barriques de chêne américain.

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Et là j'ai cru un instant à la Colombie comme jeune prodige du nouveau monde. Sa grande réserve 2006 m'a surpris. Rond, equilibré, boisé... Une dégustation a l'aveugle m'aurait fait douter de son origine. Mais c'est bien d'un vin Colombien qu'il s'agit, et il est excellent. La petite production de Mr. Toro se vend bien en Colombie et ses progrès sont surprenants. Un peu de persévérance et un bon successeur lui permettront sans doute de rentrer dans les annales...


Quelques photos des vignobles et d'autres images de la région dans l'album "Villa de Leyva".

21/11/2008

La rivière pourpre

C'est certainement l'un des plus beaux lieux de Colombie, et peut être bien l'un des plus exceptionnels du monde. Il y a encore quelques années, la Serrania de la Macarena était un coin peu fréquentable. C'était l'une des municipalités démilitarisées par le gouvernement colombien à la fin des années 90 pour créer un espace de négociation avec les FARC. Pendant quatre ans, le village de La Macarena, au sud du département du Meta, a vécu sous la loi de la guérilla.

Depuis 2002 et la fin de la zone démilitarisée, La Macarena est un peu retombée dans l'anonymat et garde encore cette image de zone à risque. Meme si c'est pour partie justifié, la sécurité y est nettement meilleure et rend, Dieu merci, le lieu fréquentable pour quelques balladeurs privilégiés.

IMG_3958 Vous l'avez compris: je fais partie des heureux. C'était donc il y a quelques semaines que ma belle compagne et moi même avons eu le bonheur, en compagnie de jeunes guides locaux formés par le SENA (mon employeur) de découvrir le lit rougeoyant de Caño Cristales. Ce cours d'eau qui serpente le long des flanc millénaires de la Serrania de la Macarena, l'une des plus anciennes formations rocheuses du continent américain, est un véritable joyau caché que l'insécurité de la région a jusqu'à aujourd'hui préservé du tourisme de masse.

Les roches noircies du bouclier guyanais forment le lit de la bien nommée "rivière aux cinq couleurs", tortueux et érodé par tant de siècles d'écoulement de ses eaux cristallines. Cavernes, puits, syphons, piscines et cascades, Caño Cristales est comme une grande coulée de joyaux à ciel ouvert, une mère vénérable qui nous a ébloui de ses feux vermillon, paisibile nature laborieuse au milieu des spasmes de la vie humaine.

Ce qui fait son renom, ce qui fascine, c'est le rouge de ses reflets. Posé en grappes flottant au gré du courant, la Macarenia Clavigera, una algue endémique de cet écosystème unique, donne ce ton étonnant au Caño, contrastant avec le jaune - vert des cristaux de quartz qui tapissent le fond et le noir des rochers qui semblent veiller sur lui depuis la genèse.

Ce fut un privilège incroyable que de pouvoir connaître cet enchantement. Après un retour à la capitale à bord d'un cargo Hercule de l'armée Colombienne, en improbable compagnie d'une troupe de soldats anti-guérilla, comme nous éveillant d'un rêve, nous sommes retournés à Bogota incrédules et pleins d'une joie de celles que transmet la nature qui poursuit son oeuvre, comme ignorante de la folie des hommes.

Photos dans l'album Caño Cristales.

24/08/2008

Il était une fois un fleuve...

Cotoyer l'immensité est un sentiment étonnant. J'ai eu le privilège de me sentir minuscule à plusieurs reprises en Amérique du Sud, continent qui, avec l'Australie sans doute, offre des espaces hors normes, des plaines infinies, des chaînes de montagnes éternelles, des déserts ou le temps s'arrête.

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La Colombie, pays de l'eau s'il en est, est un univers fluvial. Si la moitié du pays est praticable par la route, l'autre moitié, couverte d'une immense forêt dense, ne se pratique qu'en bateau.

Putumayo, Caquetà, Apaporis, Magdalena, Atrato... Les fleuves colombiens sont autant de divinités vénérables, des sources de vie souvent calmes, parfois coléreuses et meutrières, mais toujours amples, profondes et absolument hors-normes.

L'Amazone, le fleuve roi, fruit de l'union fertile de milliers de cours d'eau nés dans les Andes péruviennes, équatoriennes et Colombiennes, prend au pied de la cordillère des dimensions fantastiques, qui vont grandissant à mesure qu'il s'éloigne d'Iquitos au Pérou pour longer la Colombie et le Brésil, servir de frontière entre ces trois pays pour sembler finalement préférer le dernier, rejoindre Manaus puis arriver, colossal, à Belem pour se jeter dans l'Atlantique par une embouchure large de plus de 40 kilomètres qui dépasse l'entendement.

Ce fut un honneur de connaître, en compagnie de mes frères de route, cette manifestation du divin. Notre voyage au coeur de l'Amazonie fut un émerveillement incessant, depuis les sorties en kayak sur les épais bras du monstre, jusqu'à nos promenades nocturnes en pleine jungle en passant par une baignade inoubliable dans les eaux noires et chaudes des Lacs de Tarapoto, une nuit dans les arbres ou encore l'anniversaire de Vincent dans la boîte de nuit du village amazonien de Puerto Narino. Il aura même soufflé une bougie le petit...

Mes compères, après un beau voyage sur la côte caraïbe et ses eaux turquoises, quelques sensations fortes dans les eaux vives de San Gil et, surtout, une série de rencontres inoubliables, sont repartis avec un nouveau regard, plus large et contrasté, sur la réalité de ce pays bien méconnu.

On dirait que l'onde latine et son exubérance sont bonnes pour la santé. Je suis ravi de le vérifier une fois de plus.

Et vous, vous venez quand?

Photos dans l'album "Amazonie"

03/08/2008

Franchutes!

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Ils sont là! Les deux compères fous furieux, mes chers Vince et Manu, ont débarqué en Colombie à mon plus grand plaisir. Après une bonne initiation aux volutes de la nuit colombienne, un petit déjeûner tropical les a mis sur les rails pour découvrir Bogotà et filer, cet après-midi, vers la superbe ville coloniale de Villa de Leyva. Ils en reviennent mardi, avant de filer en ma compagnie vers l'Amazonie!

La suite au prochain épisode...


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24/07/2008

Antioqueño es mi Dios...

Il y a une chanson du folklore colombien qui dit que "Mon Dieu est d'Antioquia"... Fièrement entonnée par les Paisas, fameux habitants du département d'Antioquia dont Medellin est la capitale, ce refrain prend tout son sens quand on arpente les routes valonnées de cette verte contrée, baignée d'un soleil perpétuel et noyée dans une nature généreuse. Dieu s'est sans doute attardé sur ce coin de paradis où j'use volontiers mes guêtres balladeuses chaque fois que possible.


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C'est donc au bras de ma belle Paisa, justement, que j'ai fui les effusions de la manifestation nationale pour la libération des otages (aubaine, y'avait personne sur les routes, héhé!) pour filer vers les terres chaudes de Santa Fé de Antioquia, l'un des plus célèbres villages coloniaux de Colombie. Sous un ciel bleu profond, j'ai enfin pu connaître les rues pavées de cette bourgade bien vivante et superbement entretenue.

Bercé par les discrètes réjouissances du 20 juillet, jour de fête nationale Colombienne, nous nous sommes perdus avec bonheur dans les ruelles que le soleil de midi et le devoir patriotique avaient contribué à déserter. Une chance, car Santa Fé se transforme d'habitude en Medellin bis le week end, pleine de paisas qui viennent chercher un peu de chaleur.

Un déjeûner dans un patio nonchalant, quelques blagues et autres formidables banalités échangées avec les locaux, et nous avons fini dans la piscine d'un bel hôtel colonial du centre du village, comme pour diluer l'heure du retour vers Bogotà et ses températures hivernales.

J'apprends que d'autres réjouissances battent leur plein dans ma Charente natale. Je pense bien à vous et ne peux plus attendre le moment de poser le pied sur l'hexagone. Bientôt...

Quelques images dans l'album de Santa Fé de Antioquia.

Bogota

juin 2009

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